« Vers la version la plus heureuse de toi–même »

Bravo Bravo Bravo Bravo Bravo Bravo !

Waouh. Si tu es arrivé jusqu’ici, c’est que tu te sens soulagé, libéré, beaucoup plus fort ou forte et ce n’est pas fini ! Ce sentiment va se stabiliser au fil des mois de pratiques, car oui, tu devras t’entraîner et rester vigilant à long terme pour asseoir ton évolution. Je suis contente que tu sois sur ce chemin de bonheur 🙂

1 – Anticiper les hauts et les bas

Comme je le disais, tu vas forcément avoir des hauts et des bas. Ce sera peut-être tout à l’heure, dans 2 semaines, dans 1 mois… Tout dépend de ce que tu vis. Tu pourras ressentir de la tristesse, de la fatigue. Ne lui cède pas la place ! Accorde-toi éventuellement un craquage toutes les deux semaines, pas plus : le reste du temps, si tu sens que ça ne va pas, pose toi en tailleur sur le sol, trouve des affirmations positives qui vont te rebooster en fonction de tes besoins de l’instant. Ou parle-toi avec fermeté « Non Lucie, ne craques pas, c’est fini tout ça, hors de question que tu redeviennes une proie facile ».

D’où l’importance de noter ces affirmations positives, ces mots clés qui font tilt, car parfois, tu vas vouloir retourner vers des affirmations que tu n’utilisaient plus depuis longtemps et tu risques de les oublier. Je conseille toutefois, 1 journée tous les 15 jours, de te laisser tranquille : fais tout ce que tu veux, pleure, stresse, fuis, mais seulement pour une journée, pas plus ! Au fur et à mesure tu n’auras plus besoin de faire ces pauses car être respectable et plein d’assurance sera ton bonheur au quotidien ! Du vécu, là aussi.

Enfin, si tu as souvent envie de craquer, c’est peut-être parce que tu ne te prépares bien face aux difficultés qui se confrontent à toi. Si tu dois tous les jours être en tête à tête avec un supérieur qui t’humilie, cela est infernal. Tu dois te préparer tous les matins, quitte à préparer quelques phrases qui vont t’aider à le recadrer en restant bienveillant. Voici donc quelques armes pour les coups dur à venir.

2 – Recadrer quelqu’un

On peut être gentil et recadrer quelqu’un. Avec le sourire ou non. Par exemple, un ami qui te taquine mais dont tu sens une pointe d’arrogance qui te gêne, tu peux simplement lui répondre avec humour et il va comprendre qu’il ne doit plus faire ça avec toi. Si tu ne lui avais pas dit, 2 semaines plus tard toute la bande se moquait de toi à chaque occasion !

En revanche, un voisin qui te harcèle, un pervers narcissique qui te menace ou ce genre de situation beaucoup plus grave et dégradante, tu dois leur parler comme si tu étais une maîtresse d’école, ou comme si tu parlais à un chien : « écoute-moi bien, ça suffit maintenant, je mérite le respect : fiche-moi la paix et ne m’adresse plus la parole. Je t’interdis de m’adresser la parole désormais. » Et tu ne dis pas merci, tu ne ne dis pas « c’est clair ? » ou autres phrases qui pourraient leur donner la possibilité de répondre. S’ils te coupent en essayant de retourner la situation contre toi ne les écoute pas, reprend tout de suite la parole « non, non ça ne marche pas avec moi vous dites ça uniquement pour me nuire et je ne vous laisserai pas faire ». Tu dois clairement leur ferme leur clapet. Te connaissant (tu es gentil), je sais que tes propos seront mesurés, sans insultes, sans grossièreté, et c’est important car on ne se rabaisse pas au niveau des gens méchants : tu dois montrer ton autorité, ta force, sans entrer dans leur jeu, sans faire quoi que ce soit qu’ils pourront utiliser contre toi. Le jour où j’ai réussi à faire ça, j’avais 35 ans et pour la première fois de ma vie, j’ai compris ce que c’était de se défendre. Cela ressemble beaucoup un acte d’amour très fort, mais envers soi-même. Je recommande 🙂 Ensuite, si le bourreau continue à entrer en contact, il faut à nouveau interdire à l’autre de parler et couper les ponts. Il n’ y a pas le choix avec la plupart des pervers narcissiques. Même si c’est dans ta famille. Le statut de membre de la famille, même d’un aîné, ne donne pas le droit d’humilier les plus faibles : ton devoir est de vivre ta vie loin de ces toxines ambulantes.

Exercice pratique : aller plus loin

Les jours précédents, tu as déjà commencé à te montrer en société en assumant ta meilleure version de toi-même. Aujourd’hui, nous allons aller un peu plus loin car pour se faire respecter, il faut savoir être bien dans sa peau en toutes circonstances. Petit à petit, tu vas donc aller à la rencontre de ceux qui sont le plus intimidants pour toi. Nous avons commencé par les inconnus dans la rue, les proches avec qui on se sent à peu près bien, aujourd’hui, tu dois trouver un contexte dans lequel tu perds habituellement encore plus tes moyens. Aller à la caisse, appeler quelqu’un qui t’intimide un peu, parler à un collègue que tu trouves imposant, etc. Choisis une situation et décide de l’affronter avec puissance, tranquillité et bienveillance, avec amour de toi-même. Tu es imperturbable.

Par exemple, si tu as toujours une appréhension en arrivant à la caisse, ce sera ton objectif : parler avec la caissière et te sentir en confiance du début à la fin. Je ne te demande pas de lui raconter ta vie pendant 1h, elle a autre chose à faire ! Je te demande de ne pas subir la situation mais d’être acteur de ce moment échangé. J’imagine que d’habitude, tu lui dis toujours bonjour, merci, au revoir. Sinon c’est pas bien !! Cette fois, tu vas ajouter une phrase, celle qui te viens à l’esprit et qui est adaptée à la situation. Tu ne peux donc pas la choisir à l’avance. Il ne faut pas d’ailleurs, cela ne t’aidera pas sinon. Tu dois apprendre à improviser, à créer une dynamique, à montrer le meilleur de toi (tu es drôle, tu es généreux, tu es quoi ? Montre-le !), même juste pour une phrase pour commencer. Si cette phrase fait mouche, si ton attitude est agréable pour la caissière et si elle même elle est ouverte, vous pourrez peut-être échanger plusieurs phrases sympa ! Quoi qu’il en soit, tu sortiras heureux ou heureuse de cet échange : si tout se passe bien tu le seras naturellement, si la caissière te fais la gueule, tu pourras au moins être fier de toi car tu auras été plus sociable qu’elle, ce qui est peut-être un miracle pour toi ! Mais lorsque tu ne sens pas une énergie positive en toi à la suite de cet exercice, fais un feedback : as-tu envoyé des signes de manque de confiance ? avais-tu un regard de serial killer ? etc. Peut-être quelque chose dans ton attitude a coincé. Dans ce cas, je t’invite à rejouer la scène devant une caméra : enregistre et visionne ou à la rejouer la prochaine fois que pourras vivre cette même situation. Tant que tu n’as pas constaté un changement positif en toi et dans ton interaction avec l’autre, refais m’exercice avant de passer à la leçon suivante. Il se peut aussi que la situation que tu as choisie est trop facile ou trop difficile pour toi, pour commencer.

Adoptes cette nouvelle attitude avec tes proches aussi : Va à la rencontre d’autres personnes, fais des ateliers nature, du sport en équipe, des séances de yoga en groupe ou tout ce qui te ressemble qui te feras rencontrer des gens. Progressivement, tu verras, cela deviendra naturel, tu n’y penseras plus mais pour l’instant. N’oublie jamais : sois comme un radar qui détecte toujours ton attitude pour garder la tête haute, les épaules basses, le torse bombé, le smiley et un regard qui ne fuit pas ! Prendre confiance en soi, c’est un entraînement.

Exercice 2 : aller encore plus loin

Pour que tu t’assoies enfin sur ton nouveau TOI, ta version la plus épanouie et respectable de toi-même, tu vas devoir aller vers des situations de plus en plus complexes. Mais comme au fur et à mesure, tout devient plus facile pour toi, tu verras qu’en fait ça se passe bien. Ne laisse jamais place à l’appréhension avant d’affronter des démons : si tu sens qu’elle monte, parle-toi intérieurement avec force « je ne laisse aucune émotion négative s’installer, je laisse le bonheur et la tranquillité envahir mon esprit et mon corps ». Ainsi, il ne reste plus de place pour le stress, la peur, la boule au ventre, etc. Tu devras faire cet exercice le plus souvent possible, jusqu’à ce que cela fasse partie de ta vie tout simplement. On n’aime pas aller aux toilettes. Mais on le fait sinon c’est encore pire. Donc va régulièrement sur le tatamis, affronter ces démons qui petit à petit, vont devenir comme un jeu pour toi, un défi : tu seras capable de te faire respecter même dans les situations qui étaient cauchemardesques pour toi et tu en sortiras super heureux. Je le vis tous les jours ! Une de mes grosses difficultés était le téléphone. Je n’aime toujours pas ça mais maintenant je décroche même les numéros que je ne connais pas et je m’éclate à m’imposer avec bienveillance, même face au pire des coups de fil.

Cette fois, tu vas donc aller voir quelqu’un avec qui tu ne te sens vraiment pas bien. Quelqu’un qui te fait peur, quelqu’un avec qui tu as des comptes à régler, quelqu’un qui t’impose toujours des trucs injustes : ton boss, ton voisin, ton médecin, ton ex… Reste toujours dans le bienveillance surtout !

Par exemple, si ton supérieur t’humilie régulièrement en te disant que « comme d’habitude, tu ne respectes pas le protocole, tu es un incompétent » alors que tu sais que c’est faux, alors hausse le ton sans trop en faire mais de manière bien perceptible : tu as le droit de faire preuve d’autorité sur un humain qui t’humilie gratuitement. Tu as même le droit finalement, d’être très en colère mais ce n’est pas le but. Le but est que tu te fasses respecter ni plus ni moins, et pour ça l’autre doit sentir que tu ne vas pas te laisser faire. Hausses légèrement le ton, regarde-le dans les yeux et dis-lui ce genre de phrases : c’est ton point de vue, mais de mon point de vue, je vois que toutes les cases sont cochées, j’ai fait mon travail correctement et il est temps d’arrêter de me dire le contraire. Je suis quelqu’un de respectable, au moins autant que vous ». Après tout, c’est vrai non ? Alors chez quelqu’un qui te harcèle, il faut y aller avec fermeté, comme une maîtresse d’école qui dois gérer des enfants difficiles. D’ailleurs, c’est ton rôle dans la société sans doute : empêcher les autres de dépasser les bornes. A ton niveau hein ! Un jour, tu sauveras la planète, pour l’instant sauves-toi toi-même !

Considère-toi désormais comme une maîtresse d’école bienveillante lorsqu’il le faut. Tu peux aussi recadrer un ami qui t’humilie toujours un petit peu mine de rien. Mais si tu progresses bien dans ta foi en toi et donc si tu t’imprègnes bien des affirmations positives, de te nouvelle posture (je me tiens droit, détendu et je regarde dans les yeux avec bienveillance), tu verras que ces gens là ne vont plus te chercher de noise. Sauf si tu leur tends la perche en recommençant à te rabaisser, pointer du doigt tes défauts, etc. Reste dynamique, heureux, en toutes circonstances.

Tu as réussi ? Alors je crois que tu n’as plus rien à faire ici. Non je rigole 🙂 Tu reviens lire ces cours quand tu veux. Tu en auras besoin.

Tu ne t’en sors pas ? Contacte-moi.